Le Renault Trafic évolue en 2026 avec une toute nouvelle boîte automatique à 9 rapports. Plus douce, plus confortable et pensée pour un usage professionnel intensif, cette transmission marque un tournant pour le fourgon star de Renault. Mais est-ce suffisant pour rester compétitif face à une concurrence renouvelée ? Verdict complet de notre essai Renault Trafic dCi 170 BVA9.
L’essai de la rédaction
Sur le marché depuis 2014, l’actuel Renault Trafic n’en finit pas de se bonifier. Après les équipements de sécurité, voici que la star des VUL français reçoit une toute nouvelle boîte automatique à 9 rapports, pour des livraisons plus zen. Notre verdict.
Se sentant à juste titre délaissé depuis le lancement du tout nouveau Renault Master, et la présentation non moins spectaculaire de la future génération de Trafic E-Tech, l’actuel VUL du Losange n’a pourtant pas dit son dernier mot.
Sur un marché de l’utilitaire léger en recul de 5,6% sur l’exercice 2025 (358 299 unités au total), le Renault Trafic a maintenu son rang de best-seller avec 28 915 immatriculations, devançant dans sa propre gamme, le Renault Kangoo (24 401 ex.). Au total, Renault a immatriculé 101 217 véhicules utilitaires, ce qui représente une chute de 11,5% par rapport à 2024, mais la firme française conserve 28,2% de parts de marché.

En Europe, les résultats sont toutefois meilleurs que sur le marché domestique, avec 1,6 million d’unités vendues (+3,2%), sans que les résultats définitifs du Renault Trafic soient connus à date.
Parmi les critiques qui reviennent le plus souvent de la part des clients, l’absence de vraie boîte automatique. Et pour cause, le Renault Trafic disposait jusqu’alors d’une transmission EDC à double embrayage dont le défaut principal était le manque de souplesse à très bas régime, et notamment en manœuvres avec des à-coups assez prononcés.
Le nec plus ultra des boîtes automatiques
Pour goûter à cette nouvelle boîte à 9 rapports s’il vous plaît (NDLR : elle est reprise du Renault Master), il faudra impérativement retenir les mécaniques diesel 2.0 dCi de 150 ou 170 ch. Cette dernière, aujourd’hui à l’essai, se distingue par son couple très généreux (380 Nm), disponible à un régime particulièrement flatteur (1 500 tr/min).
Bouton poussoir du démarreur enclenché, le 2,0 litres s’ébroue avec une sonorité caractéristique des moteurs à huile lourde, mais il contient bien les vibrations et s’avère mieux éduqué une fois la mécanique montée en température. Détail amusant en 2026, on trouve un bon vieux frein à main manuel, situé à droite du siège conducteur. Le levier de vitesse stylisé trouve place dans le prolongement inférieur de la console centrale, mais notre côté “old school” nous fait toutefois préférer les leviers traditionnels à ces joysticks pas très ergonomiques. Pied droit sur le frein, on enclenche le mode “Drive” et c’est parti pour les premiers tours de roue dans les bouchons parisiens. Force est de constater qu’en matière de douceur de fonctionnement, c’est le jour et la nuit en comparaison de l’ancienne unité à double embrayage.
Une transmission douce et fluide
La transmission est douce et fluide et permet de se faufiler en ville avec un bel agrément. Dès que le rythme s’accélère, la boîte démontre que sa programmation favorise clairement le confort au dynamisme, avec des passages de rapports onctueux mais pas très rapides. Le mode “manuel”, via les palettes au volant, permet un supplément de “sportivité”, mais le naturel revient vite au galop, avec une gestion qui favorise à nouveau la douceur. D’ailleurs, aucun mode Sport n’est disponible avec cette transmission, mais un mode “ECO” qui vient encore favoriser les passages de rapports tranquilles. C’est finalement le principal grief que nous émettrons à l’encontre de cette transmission, qui ne prend pas forcément en compte le besoin de dynamisme du conducteur. Cela n’empêche pas le Renault Trafic dCi 170 BVA9 de se montrer véloce et d’offrir de belles performances, même chargé.



Ce choix technique a le mérite de favoriser les consommations, comprises entre 7 et 8 litres aux 100 km selon la douceur du pied droit. A noter que le mode ECO, s’il est tout indiqué en périurbain, bride un peu trop le dCi sur autoroute par exemple, mais fait, il est vrai, grappiller quelques kilomètres supplémentaires en autonomie. D’ailleurs, avec son immense réservoir de 80 litres, le Renault Trafic peut espérer flirter avec les 1 000 km de rayon d’action. Un chiffre qui laisse rêveur aujourd’hui.
Des prestations toujours convaincantes
Renault prévoit de prolonger la carrière du Renault Trafic actuel, en parallèle de la nouvelle génération à moteur électrique. S’il n’est pas totalement dépassé sur la route, le Trafic III souffre néanmoins d’une direction assez collante et d’un freinage assez spongieux, qui témoignent d’une conception assez ancienne. Essayé sous une pluie diluvienne, le VUL au Losange démontre toutefois son sérieux sur chaussée humide, avec une tenue de route très rassurante et une monte pneumatique bien adaptée.
Long de 5,08 mètres pour 1,97 m de large en version L1H1, le Renault Trafic peut être pénalisé dans les souterrains avec sa hauteur fixée à 1,96 m. Il se rattrape avec de bonnes capacités de chargement : volume de charge de 5,8 m3 avec ce moteur, charge utile de 1 017 kg et longueur de chargement de 3,75 m. Il est disponible avec deux PTAC (2 800 ou 3 000 kg).


Des tarifs concurrentiels, mais une garantie toujours fixée à 2 ans
Pour le reste, le Renault Trafic se distingue par son habitacle sérieusement fini, avec une très bonne amplitude de réglages du siège conducteur, et une foultitude de rangements, à l’exception d’un support face conducteur de série pour les smartphones. Sur la version Extra, dotée de série du GPS, on appréciera la qualité du guidage, même si la vitesse de calcul sous Google pourrait encore s’améliorer.
Bonifié comme nous l’avons vu avec les années, le Renault Trafic propose un équipement de série suffisant dès la version Advance : réplication smartphone, clim’ manuelle, caméra de recul, ESP tous temps avec aide au démarrage en côte, pour un tarif qui débute à 38 900 euros HT en dCi 170 BVA9. Notre exemplaire en finition Extra ajoute : une sellerie plus cossue, le fameux GPS, l’instrumentation numérique, la clim’ auto, l’accès et démarrage mains libres, les optiques Full Led… pour un prix de 40 400 euros HT. C’est sensiblement moins cher qu’un Volkswagen Transporter qui débute à 42 950 euros HT en version 150 ch, mais avec une garantie de 5 ans (2 ans chez Renault).
Notre verdict d’essai sur le Renault Trafic dCi 170 BVA9 Extra
À l’heure où Renault prépare l’arrivée de la nouvelle génération de Trafic Van E-Tech Electric, le Trafic III actuel signe un baroud d’honneur convaincant avec l’arrivée d’une boîte automatique à 9 rapports issue du Master. Best-seller national avec 28 915 immatriculations en 2025 sur un marché VUL en recul de 5,6 %, le Trafic conserve son leadership face à un Stellantis omniprésent et un Volkswagen Transporter en embuscade. Cette nouvelle BVA9 répond directement à la principale critique formulée par les flottes : l’absence d’une vraie boîte automatique digne de ce nom, l’ancienne EDC à double embrayage souffrant d’à-coups marqués en manœuvres et basse vitesse.
Sur la route, le verdict est sans appel. La nouvelle BVA9 transforme radicalement l’expérience de conduite, avec une douceur de fonctionnement qui n’a plus rien à voir avec l’ancienne EDC. En ville, dans les bouchons parisiens, les passages de rapports sont onctueux et le 2.0 dCi 170 ch (380 Nm dès 1 500 tr/min) délivre sa cavalerie sans heurts. La programmation favorise clairement le confort au dynamisme, un parti pris assumé qui correspond aux usages professionnels intensifs visés. Côté consommation, nous avons relevé entre 7 et 8 l/100 km selon le pied droit, et avec son réservoir de 80 litres, le Trafic peut espérer flirter avec les 1 000 km de rayon d’action, un argument décisif face à une concurrence électrique dont l’autonomie reste limitée. Les capacités de chargement restent au rendez-vous : 5,8 m³ de volume utile, 1 017 kg de charge utile et 3,75 m de longueur de chargement en L1H1.
À 38 900 euros HT en finition Advance et 40 400 euros HT en Extra bien équipée, le Trafic dCi 170 BVA9 reste compétitif face au Volkswagen Transporter qui débute à 42 950 euros HT en 150 ch. Reste deux bémols persistants : la garantie limitée à 2 ans (contre 5 ans chez Volkswagen, 8 ans chez Stellantis), et une base technique de 2014 qui se trahit par une direction collante et un freinage spongieux. Mais Renault joue intelligemment la carte du véhicule éprouvé, fiable, et désormais doté d’une transmission à la hauteur des standards 2026.
Pour qui ? Pour quoi faire ?
Artisans urbains et péri-urbains : électriciens, plombiers, paysagistes effectuant de nombreux arrêts en ville. La BVA9 supprime la fatigue de conduite et la commande d’embrayage, un confort déterminant sur des journées de 8h+.
Gestionnaires de flotte commerciales et de services : équipes commerciales, techniciens itinérants enchaînant 200 à 400 km/jour. Le rayon d’action de 1 000 km et la consommation contenue sécurisent l’organisation des tournées.
Aménageurs et carrossiers : la base reste une référence pour le fourgon aménagé léger, la BVA9 en option élargit l’offre vers une clientèle premium sensible au confort de conduite.
À éviter pour : les professionnels prioritaires sur la durée de garantie (préférer alors un Stellantis avec 8 ans/160 000 km ou un Transporter avec 5 ans), et ceux cherchant une motorisation 100 % électrique aboutie (attendre la nouvelle génération E-Tech Electric).
Notation détaillée sur 10 critères
| Critère | Note |
|---|---|
| Présentation extérieure | ★★★★☆ |
| Qualité de finition intérieure | ★★★★☆ |
| Ergonomie du poste de conduite | ★★★★☆ |
| Habitabilité et rangements | ★★★★☆ |
| Volume utile et charge utile | ★★★★★ |
| Performances moteur | ★★★★☆ |
| Consommation et autonomie | ★★★★★ |
| Confort et tenue de route | ★★★★☆ |
| Aides à la conduite (ADAS) | ★★★★☆ |
| Rapport prix/prestations | ★★★★☆ |
Note globale : 8/10
On a aimé
- La nouvelle BVA9 issue du Master, d’une douceur de fonctionnement remarquable en ville
- L’autonomie record flirtant avec 1 000 km grâce au réservoir de 80 litres et au dCi sobre
- Le couple généreux de 380 Nm disponible dès 1 500 tr/min, parfait pour le transport chargé
- Le tarif compétitif à 38 900 euros HT, sous le Transporter pour des prestations équivalentes
- La charge utile de 1 017 kg, qui maintient le Trafic dans la cour des grands
On a moins aimé
- Le levier de vitesse type joystick peu ergonomique, là où un levier traditionnel serait plus intuitif
- La garantie limitée à 2 ans, en net retrait face aux 5 ans VW et aux 8 ans Stellantis
- L’absence de mode Sport sur la BVA9, qui privilégie systématiquement la douceur au dynamisme
- La direction collante et le freinage spongieux, héritages d’une plateforme de 2014
- Le mode ECO trop bridant sur autoroute, à réserver au péri-urbain
Retrouvez notre essai de la version électrique
FAQ
Quelle est la principale nouveauté du Renault Trafic 2026 ?
La grande nouveauté du Renault Trafic 2026 est l’arrivée d’une boîte automatique à 9 rapports (BVA9), plus douce et plus agréable que l’ancienne transmission EDC. Elle améliore nettement le confort de conduite, notamment en milieu urbain.
Le Renault Trafic dCi 170 BVA9 est-il adapté aux professionnels ?
Oui, le Renault Trafic dCi 170 BVA9 est parfaitement adapté aux professionnels. Il offre un bon compromis entre performances (170 ch), confort de conduite et consommation maîtrisée, avec environ 7 à 8 l/100 km.
Quelle est la consommation du Renault Trafic automatique ?
Lors de notre essai, la consommation du Renault Trafic dCi 170 BVA9 se situe entre 7 et 8 litres aux 100 km, selon le type de conduite et l’utilisation du mode ECO.
Le Renault Trafic conserve-t-il de bonnes capacités de chargement ?
Oui, le Trafic reste une référence avec :
- Volume utile : 5,8 m³
- Charge utile : jusqu’à 1 017 kg
- Longueur de chargement : jusqu’à 3,75 m
Des caractéristiques parfaitement adaptées aux artisans et professionnels.
Le Renault Trafic est-il encore compétitif en 2026 ?
Malgré une base technique ancienne, le Renault Trafic reste compétitif grâce à :
- une boîte automatique moderne
- des tarifs attractifs
- une bonne polyvalence
Il souffre toutefois d’une garantie limitée à 2 ans face à certains concurrents.
Quel est le prix du Renault Trafic dCi 170 BVA9 ?
Le Renault Trafic dCi 170 BVA9 débute à 38 900 € HT en finition Advance et atteint 40 400 € HT en finition Extra bien équipée.
Faut-il choisir le Renault Trafic automatique ?
Oui, si vous privilégiez le confort de conduite, notamment en ville. La BVA9 rend le Trafic beaucoup plus agréable au quotidien, même si elle privilégie clairement la douceur au dynamisme.
Venez essayer votre prochain véhicule utilitaire
