Participer au salon Solutrans, qui se tenait courant novembre 2025 à Lyon (Rhône), c’est rencontrer divers publics aux problématiques souvent identiques. Fraikin y accueillait des transporteurs partageants leurs incertitudes quant au choix de motorisation. Le loueur en a profité pour signer un partenariat avec MAN, portant justement sur des camions et utilitaires électriques.
Avec 60 000 véhicules circulants dans une dizaine de pays – parmi lesquels le Royaume-Uni, la Pologne, l’Espagne ou encore le Royaume-Uni –, Fraikin n’hésite plus à se présenter comme le numéro un européen de la location de poids lourds et utilitaires. Sa participation à Solutrans, qui se tenait courant novembre 2025 à Lyon (Rhône), était une occasion immanquable de partir à la rencontre de ses partenaires constructeurs et de ses clients.
La décarbonation n’a eu de cesse de revenir dans les discussions sur place. Il faut dire qu’elle est le thème désormais intemporel du salon.
« Les gestionnaires de flotte doivent prendre en compte l’instabilité de la fiscalité et les récentes incertitudes sur le B100. Je dirais que 70 % des conversations avec eux concernent la décarbonation »
Confirme sur le stand Olivier Vergues, nommé directeur commercial et marketing de Fraikin il y a quelques mois à peine.

Décarboner 40 % de la flotte Fraikin d’ici 2035
Il constate notamment une « peur croissante de l’engagement sur le thermique », posant la question du modèle économique à adopter. Un gestionnaire de flotte loue généralement ses véhicules pendant plusieurs années, mieux vaut donc ne pas se louper. « Nous avons développé une offre, Green My Fleet, pour les aider dans le choix de la motorisation. Il s’agit de bien comprendre le besoin et l’usage souhaités par le client. Cela permet de faire un modèle de transition écologique », poursuit-il. Pendant Solutrans, Fraikin a officialisé un nouveau partenariat avec MAN. Le constructeur allemand facilitera ainsi, avec l’entreprise française, la location de ses camions et VUL électriques. Principalement adoptée sur les utilitaires, cette motorisation ne représente pour l’heure que 10 % de son parc. L’objectif est d’atteindre les 40 % d’ici 2035, avec une forte accélération dès 2026. Le rétrofit, surtout pour les modèles considérablement aménagés, est l’une des solutions utilisées pour y parvenir.
Alors que les véhicules utilitaires légers totalisent 35 % de la flotte de Fraikin, il devient nécessaire pour le loueur de prendre en considération l’augmentation des imprévus chez les professionnels. « Le simple fait que les Français prévoient davantage leurs vacances au dernier moment impacte toute la chaîne logistique, notamment dans les endroits touristiques », illustre Olivier Vergues, défendant un modèle commercial basé sur la flexibilité. L’imprévu touche particulièrement les gestionnaires de véhicules utilitaires, mais également les opérateurs de camions sous température dirigée. Fraikin, avec ses 80 ans d’expérience en France et à l’international, veut être en mesure de « rendre service au client. » Ce dernier se tourne vers la location dès lors que le calcul de la valeur résiduel semble lui être favorable. Avec sa « puissance d’achat », le loueur peut négocier des prix très compétitifs avec ses constructeurs partenaires ; faisant ainsi baisser les loyers pour les transporteurs.
L’électrique, un frein psychologique ?
Le message est simple : « Roulez, on s’occupe du reste. » La disponibilité des véhicules devient alors une notion clé. Avec 110 agences réparties sur l’Hexagone, Fraikin propose des contrats de location clé en main de plus en plus plébiscités.
« De manière générale, le client qui n’avait pas cette option, et qui a un problème, finit toujours par passer au full service. Cela lui permet notamment d’avoir un véhicule de remplacement, ce qui est essentiel à la poursuite de son activité »,
souligne le directeur commercial. Comme pour les offres de location courte durée, et dès lors que la tournée le permet, c’est l’occasion de tester un utilitaire électrique. Fraikin propose ceux de Stellantis, de Renault, de Mercedes-Benz, d’Iveco et donc de MAN.
« En général, le client ne revient plus en arrière après y avoir goûté. Ses chauffeurs sont moins fatigués, le véhicule est récent et valorisant pour l’image de l’entreprise. Le frein au passage à l’électrique n’est bien souvent que psychologique »
conclut Olivier Vergues.
Retrouvez aussi le lancement de neXa, système propriétaire de gestion de flotte proposé par Fraikin
