Ambulance électrique : Qinomic livre le premier rétrofit du transport sanitaire

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Qinomic a livré au groupe Var Assistance, premier opérateur du transport sanitaire dans le Var, un Citroën Jumpy ambulance dont le moteur diesel a été remplacé par une chaîne de traction électrique. L’opération est présentée comme la première ambulance rétrofitée électrique homologuée en Europe. Au-delà d’être la première, elle règle un déséquilibre que connaissent tous les exploitants : la cellule sanitaire survit largement au moteur qui l’emmène.

Un moteur diesel à bout de souffle, une cellule sanitaire intacte

Une ambulance peut parcourir plus de 100 000 km par an, le plus souvent en ville, avec jusqu’à une quarantaine de démarrages-arrêts par jour. Dans ces conditions, le moteur diesel et ses systèmes antipollution s’usent vite et voient leur durée de vie réduite. La cellule sanitaire, quant à elle, encadrée par des normes européennes strictes, reste en parfait état bien au-delà de 300 000 km. Or elle représente jusqu’au tiers du coût d’une ambulance neuve.

Le véhicule converti pour Var Assistance illustre exactement ce cas de figure : un Citroën Jumpy de la flotte, au moteur thermique hors service mais à la cellule encore opérationnelle. Plutôt que de mettre au rebut un aménagement coûteux et conforme, l’exploitant a choisi de ne remplacer que la motorisation.

Comment le Jumpy a été converti

Le moteur thermique a été remplacé par une chaîne de traction électrique d’origine Stellantis. La conversion a duré un mois. L’aménagement sanitaire d’origine, réalisé par Les Dauphins, spécialiste de l’aménagement d’ambulances et partenaire historique de Var Assistance, a été intégralement conservé.

La conversion préserve l’ensemble des fonctions du véhicule : équipements médicaux embarqués, chauffage et réfrigération de la cellule, dispositifs de sécurité et de signalisation. Cette continuité repose sur QI-BRAIN, la technologie propriétaire de Qinomic qui recrée le réseau du véhicule pour faire dialoguer la nouvelle chaîne de traction avec le reste des systèmes, aménagements métier compris. En amont de la conversion, le véhicule passe par un diagnostic d’environ 120 points de contrôle, qui vérifie aussi bien l’état général que l’architecture électrique.

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Homologation : le passage par la Réception à Titre Isolé

C’est le point qui mérite l’attention d’un gestionnaire de flotte. Pour cette première ambulance, Qinomic et Var Assistance sont passés par une Réception à Titre Isolé (RTI), une homologation accordée véhicule par véhicule. Là où la conversion mécanique tient en un mois, c’est l’homologation qui a demandé le plus de temps (environ 4 mois) .

Concrètement, cela signifie que le rétrofit d’ambulance n’est pas encore une solution de série déployable en quelques jours sur n’importe quel parc. Il s’agit d’un premier cas validé, à valeur de démonstration pour la filière, plus que d’une offre catalogue immédiatement réplicable à grande échelle.

Les caractéristiques techniques de l’ambulance rétrofitée

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Caractéristique · Donnée Motorisation · 100 kW Batterie · 75 kWh, d’origine Stellantis, garantie 8 ans / 160 000 km Autonomie WLTP mixte · 330 km (465 km en cycle urbain) Vitesse maximale · 130 km/h Charge rapide 20-80 % · 36 minutes Recharge AC · 11 kW Aménagement sanitaire · intégralement préservé Durée de conversion · 1 mois Garantie rétrofit · 2 ans Entretien · réseau Stellantis

Une réserve d’usage : les gyrophares et l’équipement de toit dégradent légèrement l’aérodynamique. En conditions réelles, mieux vaut tabler sur environ 300 km plutôt que sur les 330 km WLTP. Pour le profil de mission visé, l’écart reste sans incidence.

Quel intérêt pour un exploitant de transport sanitaire ?

Le calcul est d’abord économique. En ne remplaçant que la motorisation, l’exploitant conserve une cellule sanitaire qui pèse jusqu’au tiers d’une ambulance neuve et évite de tout rééquiper. S’y ajoutent des économies de carburant et d’entretien à l’usage, ainsi qu’une garantie neuve sur les composants installés. Le véhicule continue par ailleurs d’être entretenu dans le réseau Stellantis, comme un électrique d’origine.

L’usage prévu colle au gabarit énergétique de la solution : l’ambulance est affectée à des transports programmés et à des transferts hospitaliers en journée, avec des trajets le plus souvent inférieurs à 20 km dans l’agglomération de Toulon Provence Méditerranée. Autonomie et recharge ne constituent donc pas un point de friction.

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QI-TECH, une offre qui vise le passage à l’échelle

L’offre QI-TECH est commercialisée par Qinomic Mobilities, industrialisée par Gruau à Laval et déployée via le réseau Feu Vert Entreprises pour le diagnostic et la remise client. Elle couvre deux plateformes : Stellantis K0 (Citroën Jumpy, Peugeot Expert, Fiat Scudo, Opel Vivaro, fabriqués depuis 2016 en versions M et XL) et Renault X-82 (Renault Trafic et Nissan Primastar, homologués en 2026).

Fondée en 2021 et basée à Venelles, dans les Bouches-du-Rhône, Qinomic emploie une cinquantaine de personnes et a vu son Citroën Jumpy électrique monter sur le podium de l’Utilitaire de l’année 2026 aux Trophées de L’Argus, une première pour un véhicule rétrofité. Parmi ses clients figurent Enedis, La Poste, NGE, Engie et plusieurs collectivités. Avec cette ambulance, l’entreprise ouvre un nouveau débouché : le véhicule métier sanitaire, là où la valeur de l’aménagement justifie pleinement la logique du rétrofit.

Le rétrofit a-t-il un sens pour une ambulance ?

Qu’est-ce que le rétrofit électrique d’une ambulance ?

C’est le remplacement du moteur thermique par une chaîne de traction électrique, sans toucher à la cellule sanitaire ni aux équipements médicaux. Le véhicule conserve son aménagement métier et obtient une nouvelle immatriculation en 100 % électrique.

Le rétrofit d’une ambulance est-il homologué en France ?

Oui pour ce cas précis, via une Réception à Titre Isolé validée par les autorités compétentes. Il s’agit d’une homologation au cas par cas, et non encore d’une homologation de série propre aux ambulances.

Combien de temps dure la conversion ?

La transformation mécanique a été réalisée en un mois. L’homologation, elle, demande un délai supplémentaire, qui constitue aujourd’hui l’étape la plus longue.

Quelle autonomie pour cette ambulance rétrofitée ?

Qinomic annonce 330 km en cycle WLTP mixte (465 km en urbain). Avec les gyrophares et l’équipement de toit, l’autonomie réelle se situe plutôt autour de 300 km, suffisante pour des missions courtes.

Le rétrofit conserve-t-il les équipements médicaux ?

Oui. Équipements médicaux, chauffage et réfrigération de la cellule, dispositifs de sécurité et de signalisation sont préservés, grâce à l’intersystème QI-BRAIN qui assure le dialogue entre la motorisation et le reste du véhicule.

Pourquoi rétrofiter plutôt qu’acheter neuf ?

Parce que la cellule sanitaire, qui pèse jusqu’au tiers du coût d’une ambulance neuve, dure bien plus longtemps que le moteur. Le rétrofit prolonge un véhicule encore solide, évite de rééquiper, et réduit les coûts d’énergie et d’entretien.

Découvrez sur notre site l’article : Citroën Jumpy électrique par Qinomic : 3e aux Trophées de l’Argus 2026

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