Très proche du Ford Transit Custom, cette nouvelle génération de Volkswagen Transporter, à l’essai, met en avant l’agrément de son moteur diesel et son équipement multimédia à la page pour séduire de nouveaux professionnels. Notre avis.
Le Transporter et Volkswagen, c’est une longue, très longue histoire d’amour. Voici plus de 75 ans que l’emblématique utilitaire allemand fait le bonheur des professionnels et des amoureux de Van Life. Historiquement assemblé dans l’usine de Hanovre, le VW Transporter a pourtant changé d’orientation pour cette nouvelle génération dévoilée il y a 1 an. Pour favoriser notamment l’essor commercial du ID. BUZZ 100% électrique, le Transporter est en réalité développé en grande partie par l’américain Ford, qui l’assemble aux côtés de son emblématique Transit Custom au sein de l’usine de Kocaeli en Turquie.Cette particularité a convaincu les gens de Volkswagen de ne pas le gratifier de son nom de code T7.
Visuellement, les designers de VW lui ont dessiné une proue spécifique, qui est d’ailleurs bien moins expressive que celle du Ford Transit Custom. Pour le reste en revanche, c’est blanc bonnet et bonnet blanc ! Sur notre exemplaire en empattement de 3 100 mm (3 000 sur le T6.1), la longueur est fixée à 5,05 mètres (4,90 m pour l’ancien opus) et la hauteur à 1,98 m… Ce qui interdit la presque totalité des parkings souterrains.
Un volume de chargement qui ne progresse pas vraiment
Bien que plus volumineux à l’extérieur, l’actuel Volkswagen Transporter n’est pas forcément plus logeable à l’intérieur. La principale déception vient de la charge utile maxi de série, qui régresse de 860 kg à 822 kg. Le volume d’emport reste inchangé à 5,8 m3. Il se rattrape heureusement en dimensions de la zone de chargement avec désormais 2 602 x 1 777 mm, contre 2 324 x 1 244 mm précédemment, ce qui lui permet de charger des objets plus volumineux. Il progresse aussi un peu sur la charge qu’il peut emmener sur le toit, avec 170 kg, contre 150 kg auparavant.

Sans véritablement faire la différence avec son devancier, le Volkswagen Transporter cru 2026 se distingue néanmoins par son seuil de chargement très bas et par l’ouverture très large de ses battants qui facilitera grandement l’accessibilité des artisans à leur matériel.
A noter qu’il existe pas mois de 13 versions de carrosserie différentes pour les transformations.
Niveau habitacle
Pendant l’essai Volkswagen Transporter diesel, on aurait apprécié une poignée de maintien pour accéder au poste de pilotage, qui réclame davantage de grimper que de monter à bord ! Copie quasi-conforme du poste de pilotage du Ford Transit Custom, la planche de bord du Transporter s’articule autour d’une instrumentation numérique de série et d’un grand écran multimédia de 33 cm de diamètre, lui aussi disponible dès l’entrée de gamme (le système GPS réclame un supplément de 755 € HT).
Surfer sur cet écran s’avère d’ailleurs assez intuitif, avec une bonne réactivité et de nombreux paramétrages. Quelques touches de raccourcis “physiques” sont aussi disponibles, comme le choix du mode de conduite et la fonction de désembuage rapide. En effet, les commandes de ventilation sont hélas uniquement disponible via l’écran. Pour ne pas être distrait pendant la conduite, Volkswagen a toutefois eu la bonne idée de permettre le pilotage de l’ensemble des fonctions depuis le volant, et notamment de pouvoir désactiver les irritantes ADAS.


Une fois assis de manière assez (trop?) verticale, nous avons apprécié la belle habitabilité pour le conducteur et ses deux passagers, ainsi que la présence de très nombreux rangements au sommet de la planche de bord et sur les portières. Mais pourquoi n’avoir pas pensé à un logement pour le smartphone ? Il n’y a nulle part où le poser de manière sécurisée (un petit logement est bien disponible tout en bas de la console, mais il est peu accessible), sauf à piocher dans la liste des accessoires pour s’offrir un support. D’autant plus incompréhensible que la connectique est assez poussée (1 port USB et 3 ports USB-C). Sur un modèle Volkswagen, nous aurions aussi attendu une finition un peu plus soignée. Si l’assemblage est bon, les plastiques rigides sont assez déceptifs.
Un moteur performant et sobre
Avec une masse de 2 tonnes, le Volkswagen Transporter mérite une mécanique au diapason. Et le 2.0 TDI de 150 ch (en réalité un bloc Ford), s’avère particulièrement indiqué. Peu sonore, même à froid, il fonctionne particulièrement bien avec la boîte automatique à 8 rapports qui permet un fonctionnement fluide et presque pas heurté. Cette boîte favorise clairement la douceur à la réactivité, preuve en est sa faculté à limiter les sur-régimes en mode Sport. Suffisant pour dépasser, ce diesel limite aussi la gourmandise du Transporter. Nous avons ainsi mesuré une consommation de gazole de 8 litres aux 100 km, ce qui reste très raisonnable. Notons d’ailleurs que Volkswagen va faire évoluer très prochainement sa gamme e-Transporter, avec l’arrivée de nouvelles batteries de 70 kWh et une vitesse de recharge accrue. Un modèle que nous ne manquerons pas de vous proposer très bientôt dans les colonnes de MyUtilitaire.com.

Nous avons essayé le Transporter diesel sur des routes grasses et humides du Véxin français. Equipé lors de ce test de pneumatiques 4 saisons, l’utilitaire allemand s’est distingué par un comportement routier de qualité, avec un bon compromis confort/efficacité sur les routes bosselées et par un freinage particulièrement efficace. La direction électrique pourrait gagner à davantage de précision, alors que les pneumatiques Goodyear hivernaux génèrent pas mal de bruits de roulement.
Notre conclusion
L’essai du Volkswagen Transporter diesel cru 2026 a le mérite de proposer un équipement assez complet : les trois sièges avant sont de série, comme les écrans numériques, la connectivité Apple Car Play et Android Auto, le régulateur de vitesse intelligent et une excellente garantie de 5 ans ou 150 000 km. Il fait en revanche l’impasse sur le système de climatisation (option à 463 € HT).
Pour s’offrir la version VW Transporter 2.0 TDI 150 ch BVA8 L1H1, il faudra compter 42 950 € HT, quand le Ford Transit Custom 2.0L EcoBlue diesel 170 ch BVA8 est vendue 43 840 € HT, il est vrai avec 20 ch de plus. Plus vieillissant, le Renault Trafic Van L1H1 3T Blue dCi 150 auto débute bien moins cher, puisqu’il est affiché à 38 400 € HT.
Moins Volkswagen dans l’esprit, le Transporter reste une valeur sûre, d’autant qu’il rassure avec sa garantie longue durée. Sans être un champion du volume, il offre un nombre impressionnant de possibilités de personnalisations et d’options. On ne se refait pas !
