Le Toyota Hilux Xtra Cab 2025 reste une référence incontestée parmi les pick-up utilitaires, alliant robustesse légendaire et polyvalence au quotidien. Ce modèle D-4D 2.8L de 204 ch excelle sur tous les terrains, tout en échappant au malus écologique dans sa configuration Xtra-cabine.
Est-il besoin de rappeler ce que représente le Toyota Hilux ? Il faut remonter à l’année 1968 pour assister au lancement commercial d’un modèle, qui à défaut d’être peace and love, va marquer l’histoire de l’automobile par sa robustesse et par sa fiabilité. Presque maigrichon avec seulement 4,30 mètres de long, le premier opus ne connaîtra pas une longue carrière (seulement 4 ans). C’est à partir de la deuxième génération (1972), que la carrière du Hilux va s’accélérer, notamment par son succès sur le marché américain, et l’adoption de motorisations plus ambitieuses. Lancée en 2015, la huitième génération qui nous intéresse aujourd’hui est l’accomplissement d’une longue carrière qui lui a permis de rester fidèle à ses principes de véhicule laborieux, tout en adoptant quelques équipements modernes.
Design du Toyota Hilux
Dans un paysage automobile moderne et il faut avouer plutôt aseptisé, force est de constater que le Hilux en impose. Malgré ses 10 ans d’âge, il reste tout à fait dans le coup. Les traits sont certes taillés à la serpe, mais le Pick-Up Toyota arbore quelques arrondis bienvenus sur la calandre et des galbes prononcés. Sur la finition Légende, le chrome est bien présent sur la calandre justement, sur les rétroviseurs et sur les pare-chocs arrière. Pour accéder à l’engin, des marchepieds en aluminium sont de la partie. Un détail qui permet de gagner en accessibilité, mais qui réduit l’angle d’attaque en franchissement. Enfin, les jantes de 17” Ouréa en gris satiné sont de toute beauté.



Habitacle et chargement
Le Toyota Hilux s’adresse aussi bien au professionnels évoluant en régions montagneuses, qu’aux particuliers désireux de transporter des véhicules de loisirs. Et sur ce point, le japonais ne faillit pas. Il propose en effet jusqu’à 3,65 m de surface utile de chargement (parfait pour un Jet Ski) et sa charge utile peut atteindre jusqu’à 1 tonne. Sur ce point, son principal concurrent, le Ford Ranger Super Cab fait mieux avec 1 121 kg. Enfin, sa capacité de remorquage atteint les 3,5 tonnes.

Bien évidemment, sur ce type d’engin, de nombreux accessoires sont disponibles pour faciliter le travail au quotidien, comme les malles de benne, la pose d’un hard top avec barres de toit, les volets de fermeture… Pour des transformations plus complexes comme la pose d’une benne basculante, il faudra en revanche faire appel à un carrossier de type Lecap.

En configuration Xtra-cabine, le Toyota Hilux offre deux sièges d’appoint à l’arrière qui ont la particularité d’être détachables et de proposer un petit rangement sous l’assise. La dureté du dossier ne permet pas de voyager sur de longs trajets, mais juste de dépanner sur quelques kilomètres. Point très important, ce type de sièges lui permet d’échapper totalement au malus, d’être exempté de TVS et permet la récupération de la TVA sur le carburant.

Pour le reste, le Toyota Hilux offre une présentation intérieure encore au goût du jour, avec une planche de bord certes massive, mais bien dessinée. L’ergonomie à l’ancienne ne souffre d’aucune critique, avec des commandes qui tombent bien en main. On regrette que les plastiques soient si durs et que le système multimédia apparaisse d’un autre âge, notamment en raison de sa lenteur.




Sur notre finition Légende, l’équipement est assez chiche : climatisation manuelle, écran tactile 8”, Prise USB et Prise 12V, volant multifonctions, allumage auto des phares et 7 airbags. Pour améliorer le quotidien, il faudra piocher allègrement dans les options : clim’ auto 2 zones (720 €), GPS+radars de stationnement (1 500 €), Toyota Safety Sense TM2 (840 €)…
Moteur et Performances
Sous le capot, le Hilux abrite une mécanique que l’on croyait disparue. Un gros 4-cylindres diesel d’une cylindrée de 2,8 litres. Point d’hybridation ici, ce bloc délivre vaillamment ses 204 ch et surtout un couple camionesque de 500 Nm dès 1 600 tr/min. Sonore et assez vibrant à froid, le D-4D s’apprécie davantage en montant en température. Associé à la boîte auto à 6 rapports, il permet des performances honorables, d’autant qu’il a 2,2 tonnes à emmener. Sur un parcours mixte variant départementales et autoroute aux allures légales, nous avons englouti 9,4 litres aux 100 km (9,2 l/100 km selon Toyota).

Le comportement routier est sain sur le sec. Sur le mouillé, il ne faudra pas hésiter à enclencher les 4 roues motrices en gamme longue pour éviter les pertes de motricité, notamment avec une monte pneumatique typée off road. Plutôt confortable, il souffre néanmoins de mouvements de caisse lorsqu’il roule à vide et sa direction s’avère assez collante et pas très précise sur autoroute. Notons que l’activation du start-stop implique une pression forte sur la pédale de frein.
Pour la pratique du tout terrain, outre sa garde au sol de 310 mm, le Hilux bénéficie d’un bouton rotatif pour le passage en gamme courte très pratique à utiliser. En terrain hostile, il dispose aussi de série du blocage de différentiel arrière et d’un contrôle de descente.
Positionnement sur le Marché Français
Si la gamme Toyota Hilux débute à partir de 38 300 € HT, il faut compter 45 700 € HT pour s’offrir la version Légende Xtra Cab 2.8 D-4D automatique qui doit faire face au redoutable Ford Ranger Super Cab 2.0 EcoBlue 205 ch dont le tarif promotionnel est fixé aujourd’hui à 42 152 € HT.
Le futur Hilux, attendu en France au printemps 2026, disposera à coup sûr de davantage de cartouches face à son concurrent américain, et marquera d’ailleurs un tournant technologique avec l’adoption d’une version 100% électrique (batterie 59 kWh) et d’un diesel 2.8L mild-hybrid 48V pour un meilleur agrément. Des technologies plus avancées incluront des écrans plus grands, des aides ADAS renforcées et un comportement routier amélioré. Rendez-vous sur My Utilitaire pour tout connaître du marché du pick up en 2026 !
