Au moment d’acheter son véhicule utilitaire, il est courant et légitime de se poser la question de la bonne version à sélectionner. Question motorisation, un petit moteur peut s’avérer juste lorsque l’on embarque une charge importante. Mais ce n’est pas le cas de la version 114 CDI du Mercedes Vito Fourgon. Voici notre essai du Mercedes Vito.
Quand on achète un véhicule frappé du blason Mercedes, c’est tout d’abord que nous sommes à la recherche d’un véhicule fiable et endurant, mais aussi d’une image de marque forte qui peut indirectement rassurer nos clients sur le sérieux de notre entreprise. Forcément, acheter un véhicule utilitaire de l’Etoile a un prix, notamment en montant en gamme avec des motorisations plus performantes et en piochant allègrement dans la longue liste des options. Quid alors d’une version d’accès comme ce Vito Fourgon 114 CDI aujourd’hui à l’essai ?
Commercialisé depuis 2014, le Mercedes Vito dans sa forme actuelle n’est pas à proprement parler un jeunot. Mais il a bénéficié de deux restylages pour le maintenir en forme face à une concurrence, notamment française, qui n’a pas chômé. Lors de la deuxième refonte opérée en juillet 2024, le constructeur germanique l’a gratifié des dernières aides à la conduite GSR2, sans compter des retouches d’ordre esthétique à l’extérieur et à l’intérieur. Rappelons que le Vito est historique puisqu’il vient de fêter ses 30 ans !

Force est de constater que le modèle que nous avons sous les yeux n’a rien d’une punition, notamment lorsqu’il dispose d’une peinture complète. C’est joli et moderne, mais attention toutefois aux touchettes du quotidien professionnel. Bien vu, les enjoliveurs de roue en plastique qui singent les jantes en alliage. En version Compact, le Mercedes Vito Fourgon mesure 4,90 mètres de long et 1,91 m de haut, ce qui lui autorise l’accès dans certains parkings souterrains.
Un habitacle bien fini et logeable
L’habitacle du Mercedes Vito est clairement flatteur. Plastiques de qualité, volant trois branches à jante épaisse, et ergonomie soignée. Si la position de conduite reste encore trop verticale, les sièges sont bien dessinés et surtout maintiennent bien. Face au conducteur, une instrumentation mixte, avec des aiguilles à l’ancienne mais un bloc central numérique qui regroupe de nombreuses fonctions comme les aides à la conduite et la navigation.
Son pilotage depuis les commandes à retour haptique au volant réclame une certaine accoutumance. Un peu trop déporté à notre goût, le grand écran multimédia offre une interface claire et des menus faciles à utiliser, même si certaines fonctions nécessitent un temps de calcul assez élevé. A noter que la navigation est optionnelle. Il faudra tout de même investir 851 € HT pour s’offrir ce service. Du coup, on s’oriente logiquement vers la réplication du smartphone, mais le hic c’est qu’aucun emplacement pratique pour accueillir ce dernier n’est prévu. Mesquin.



En version Fourgon Compact, le Mercedes Vito est dans la moyenne de sa catégorie, puisqu’il emmène 5,5 m3 de volume utile (5,3 m3 pour le Peugeot Expert Fourgon M 120 ch), et dispose d’un volume de chargement maximal de 3,97 m2. En revanche, il existe avec plusieurs PTAC (de 2,8t à 3,2t), ce qui lui permet techniquement de 789 kg de charge en version propulsion 114 CDI à 1 176 kg en 119 CDI transmission intégrale. Pas mal.
Loin d’être une entrée de gamme, ce 114 CDi fait bien le job
Pour cet essai, nous avons souhaité retenir la version 114 CDI équipée du 4-Cyl 2,0 litres turbo diesel de 136 ch, associée à la boîte auto 9 rapports optionnelle. Ce modèle est un bon choix à plus d’un titre. Tout d’abord, son encapsulage est réussi et réduit les nuisances sonores dans l’habitacle. Et son couple est disponible plus tôt que sur les autres versions, avec un pic de 330 Nm disponibles dès 1 100 tr/min ce qui lui autorise une très belle souplesse, notamment en ville. Seules quelques vibrations dans le pédalier et un seuil de résonance autour des 130 km/h sur autoroute viennent troubler cette quiétude. Pour le reste, ce moteur s’avère amplement suffisant pour dépasser, et se contente de 7,3 l/100 km de gazole, ce qui s’avère très raisonnable.

Essayé par temps pluvieux, le Mercedes Vito a démontré une fois de plus le sérieux de sa conception. Chaussé de bons pneumatiques, il offre une bonne motricité, sa direction est précise et son freinage particulièrement puissant. Seule ombre au tableau, sa fermeté exagérée, malgré la monte pneumatique en 16 pouces.
Des tarifs qui grimpent… très vite !
Moins radin en équipements que par le passé (système multimédia, clim’ semi-automatique, caméra de recul…sur la version de base), le Mercedes Vito Fourgon 114 CDI boîte mécanique débute à 36 645 € HT, mais il faut compter tout de même 46 685 € pour s’offrir la version à boîte automatique 9 rapports, nettement plus recommandable, mais curieusement disponible uniquement avec la finition haut de gamme Select (volant cuir, feux Leds, jantes 17”…). Monsieur Mercedes, si vous nous lisez, proposez cette excellente boîte auto avec la finition intermédiaire PRO, vous ferez des heureux !
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