Renault s’engage pleinement dans l’électrique
Renault souhaiterait mettre la main sur la totalité de Flexis, sa coentreprise dédiée aux utilitaires électriques. Dixit Le Monde, le constructeur au losange va racheter les 45% de parts de Volvo ainsi que les 10% appartenant à CMA CGM, l’industriel marseillais. Ce mouvement stratégique marque un tournant décisif pour Renault dans son ambition de renforcer sa position dans le secteur des véhicules utilitaires électriques.
Flexis : un projet né sous le signe de l’innovation
Le projet Flexis avait été lancé en 2023 par Luca de Meo en partenariat avec Volvo Group. L’objectif ? Créer une véritable alternative électrique dans l’univers du véhicule utilitaire. En 2024, CMA CGM a rejoint l’aventure, apportant son expertise dans le champ du transport et de la logistique. Malheureusement, les relations entre les partenaires ont été mises à rude épreuve depuis la nomination de François Provost au poste de directeur général de Renault.
Tensions entre actionnaires : un rachat devenu inéluctable
Les tensions croissantes entre les trois actionnaires ont conduit la direction de Flexis à demander l’intervention du tribunal des activités économiques de Nanterre. Ce chapitre difficile a nécessité la nomination d’un conciliateur, Marc Sénéchal, pour naviguer à travers les différends. Un retournement de situation s’est dessiné, menant à la décision de Renault de racheter la totalité des parts de la société.
Si le prix de ce rachat n’est pas encore connu, toutefois les discussions avanceraient, comme l’indique un porte-parole de Renault. « Les relations avec Flexis et ses actionnaires sont bonnes », assure-t-il.
Pas de dépréciation d’actifs prévue
D’après Le Monde, Renault ne prévoirait aucune dépréciation d’actifs dans ses comptes de l’exercice 2025, dont la présentation sera attendue pour le 19 février prochain. Cela pourrait témoigner d’une confiance dans la stratégie adoptée par le constructeur dans le domaine des utilitaires électriques.
Les premiers fourgons électriques : une nouvelle génération en approche
Le journal Les Echos avait rapporté en décembre que des divergences existaient entre les partenaires concernant les perspectives d’activité et le rythme de développement de Flexis. Pourtant, les premiers fourgons électriques de nouvelle génération, intégrant l’architecture logicielle SDV, sont déjà programmés pour être produits cette année à l’usine de Sandouville en Seine-Maritime.
Conclusion : un avenir prometteur pour Renault
Avec ce rachat, Renault s’affirme ainsi comme un acteur incontournable dans le segment des utilitaires électriques. En prenant ce tournant stratégique, le constructeur espère non seulement renforcer sa présence sur le marché, mais également être à la hauteur des défis environnementaux actuels. Alors que toute l’industrie automobile opte pour le verdissement de ses offres, Renault semble bien décidé à suivre cette voie avec ambition.
