Bolt, Pony.ai et Stellantis ont officialisé le 9 juin le lancement de leur programme pilote de mobilité autonome au Luxembourg. L’objectif : valider en conditions réelles de circulation la sécurité, les performances et la conformité réglementaire des véhicules autonomes de septième génération (Gen-7) de Pony.ai. Stellantis apporte un fourgon de taille moyenne issu de sa plateforme L4-Ready (base Peugeot e-Traveller, le segment où le groupe s’appuie sur le leadership VUL de Pro One, conçue prendre en charge des capacités autonomes de niveau 4), Bolt sa marketplace de réservation, Pony.ai sa pile logicielle de conduite autonome.
Sur le terrain, le test démarrera avec cinq robotaxis dans la commune de Bissen, puis montera jusqu’à une trentaine de véhicules à Luxembourg-ville sur une période de douze mois. Les partenaires visent un niveau de préparation à l’exploitation sans conducteur à l’issue du pilote, dans une logique de « living lab » ouvert à la circulation urbaine réelle plutôt qu’au circuit fermé. Les essais seront toutefois menés avec un conducteur à bord, qui ne touchera ni le volant ni les commandes, mais qui sera chargé de contrôler que tout se passe bien et qui pourra ainsi intervenir en cas de problème. C’est la première expérimentation autonome de Bolt, qui revendique une présence dans plus de 850 villes et entend enchaîner d’autres pilotes européens.
Le lancement intervient alors que 17 ministres européens des Transports viennent de signer, aux côtés du commissaire aux Transports durables et au Tourisme Apostolos Tzitzikostas, une déclaration commune en faveur de « zones test » transfrontalières pour la conduite autonome. De quoi sortir les expérimentations du patchwork réglementaire national qui freine le secteur. Pour Stellantis, ce pilote concrétise la collaboration nouée avec Pony.ai à l’automne 2025 et confirme le positionnement du van moyen électrique comme support privilégié des futurs services autonomes.
